Historique

media
Portrait d'Abel Rey, le fondateur de l'IHPST

Abel Rey, fondateur de l'IHPST

L’IHPST actuel hérite à la fois d’un institut universitaire et d’une unité CNRS.

Du côté universitaire, l’IHPST hérite de l’"Institut d’histoire des sciences", créé par décret le 28 janvier 1932 dans le but "d’organiser, de coordonner et de développer les études supérieures d’Histoire des sciences" (article premier des statuts) et rattaché à la Faculté des Lettres de l’Université de Paris. Pourvu d’un Comité directeur propre, ses objectifs sont de "créer un institut où collaboreront des professeurs de la Faculté des sciences et du Collège de France", de "faire travailler ensemble étudiants de laboratoires et étudiants d’histoire ou de philosophie » et de « refuser la division des études entre lettres et sciences" (Procès-verbal de la 1re réunion du Comité directeur, le 4 mars 1932).

Devenu "Institut d’histoire des sciences et des techniques" en 1933, il est alors rattaché aux cinq facultés de l’Université de Paris, et placé sous la tutelle du Rectorat de Paris. Il s’installe au 13 rue du four fin 1934. Cet "institut d’université" fut la première institution d’enseignement de l’histoire des sciences en France. Il reçut des soutiens ponctuels du CNRS à partir de 1949. En 1970, les instituts d’université furent supprimés et en 1971, l’IHST devint une composante de l’université Paris 1 nouvellement créée, rattachée à l’UER de philosophie. Il devint "Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques" en 1989 et perdura comme institut jusqu’en 2001.

Il fut dirigé successivement par Abel Rey (dès 1932), Gaston Bachelard (à partir de 1940), Georges Canguilhem (à partir de 1955), Suzanne Bachelard (à partir de 1971), Jacques Bouveresse (à partir de 1985), François Dagognet (à partir de 1989) Jean-Pierre Séris (de 1992 à 1994), puis Anne Fagot-Largeault.

Du côté du CNRS, l’IHPST hérite de l’"équipe de recherche associée" ERA 81 dont G. Canguilhem obtint la création en 1967, dans les locaux de l’IHST, au deuxième étage du 13 rue du four. Cette équipe devint équipe d’« histoire et de philosophie des sciences » en 1974, puis URA 1079 en 1986 et UMR 8590 de « philosophie des sciences » en 1998. L’unité CNRS fut dirigée successivement par G. Canguilhem, S. Bachelard, J. Bouveresse, codirigée par F. Dagognet et Ph. de Rouilhan puis par J.P. Séris et Ph. de Rouilhan, puis dirigée par Ph. de Rouilhan (de 1994 à 2001).

La fusion de l’Institut et de l’UMR, réalisée à l’instigation de Ph. de Rouilhan, devint effective le 1er janvier 2002. L’UMR prit alors le nom de l’Institut (IHPST), celui-ci cessant d’exister comme institution séparée. Depuis 2002, l'IHPST a été dirigé par Jacques Dubucs (de 2002 à 2010), Jean Gayon (de 2010 à sept. 2016), Max Kistler (de sept. 2016 à juin 2018) et Pierre Wagner (depuis juin 2018).

Pour en savoir plus :

J.-F. Braunstein, "Abel Rey et les débuts de l’Institut d’histoire des sciences et des techniques (1932-1940), dans M. Bitbol et J. Gayon, L’Épistémologie française 1830-1970, Paris, Éditions matériologiques, 2014.

J. Gayon, "L’Institut d’histoire des sciences" dans Cahiers Gaston Bachelard, Centre Georges Chevrier, Université de Bourgogne, 2016. Version électronique : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01286480/document.